Actu du 02 avril 2015

OPÉRATION EPERVIER : LE TCS NE LÂCHE PAS VAMOULKE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Mutations   
Jeudi, 02 Avril 2015 11:44

le 27 mars dernier, le DG de la CRTV, était face à Annie Noëlle Bahounoui Batende, juge d’instruction au Tribunal criminel spécial (TCS). L’objet de l’audition n’est pas officiel, mais tout porte à croire qu’il est relatif à la gestion de la redevance audiovisuelle entre 2005 et 2006. Le DG de la CRTV est poursuivi pour un détournement présumé de 2,8 milliards FCFA. Des sources soutiennent que, n’eût été la «jurisprudence Bapès», le patron de la Crtv aurait été placé en détention provisoire vendredi à la prison de Kondengui. Face à l’insistance de la juge d’instruction, le procureur de la République aurait requis l’avis de la chancellerie, qui elle-même s’en est ouverte au président de la République. Joint au téléphone hier, Amadou Vamoulké s’est plutôt montré serein. «J’ai à cœur la fortune publique. Je crois que partout où je suis passé, ma gestion n’a souffert d’aucun reproche. Avoir pris la CRTV où elle était à notre arrivée, la faire fonctionner aujourd’hui, avec le niveau de sympathie qu’elle a dans le cœur des Camerounais, avec seulement la moitié des ressources qu’elle avait avant est une preuve de la rigueur dont nous faisons montre»,tranche-t-il.

ACTUALITE DU 01 AVRIL 2015

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Cameroun – Exploitation du bois : un certificat de légalité désormais requis – 01/03/2015

Un certificat de légalité désormais requis pour l'exploitation du bois camerounais. | Photo d'illustration

Un certificat de légalité désormais requis pour l’exploitation du bois camerounais. | Photo d’illustration

Un certificat de légalité sera désormais requis pour l’exploitation du bois au Cameroun, a appris APA auprès du ministère des Forêts et de la Faune.

Cette pièce, qui remplace le certificat privé de légalité, constituera une sorte de certification pour les exportations de ce produit vers le marché européen.

En janvier dernier, un rapport de l’organisation non gouvernementale Chatham House indiquait que près de la moitié de la production de bois du pays était «informelle» du fait de nombreuses années d’une corruption indéracinable, d’institutions inefficaces mais aussi de lois et politiques floues et inappropriées.

Le document dénonçait la lenteur du processus de réforme juridique, mais également la mise en œuvre de l’accord de partenariat volontaire (APV) sur l’application de la législation forestière, la gouvernance ainsi que les échanges commerciaux (FLEGT) conclus avec l’Union européenne (UE).

Le secteur informel, selon Chatham House, continue d’approvisionner, à très grande échelle, un marché domestique qui s’est considérablement élargi au cours des 20 dernières années.

La production totale de bois camerounais pourrait ainsi être le double de l’estimation officielle des récoltes, la production annuelle officielle étant estimée à quelque 2 millions de mètres cubes.

Le Cameroun n’a donc pas encore achevé la réforme de son cadre juridique, aucun système n’étant activé pour l’envoi et la réception d’alertes des systèmes répressifs avec d’autres pays.

«La coordination au sein du gouvernement est généralement très inefficace : aucun processus formel n’est en place pour la coordination de haut niveau de l’action contre l’exploitation illégale des forêts les systèmes de traçabilité du bois au Cameroun sont inappropriés, tant au niveau des opérations sur le terrain que de la gestion de l’information.»

© CamerPost avec © APA


Cameroun : La transformation du coton en panne selon une étude de la Banque mondiale – 01/04/2015


Abdou Namba, directeur général de la SODECOTON.

Abdou Namba, directeur général de la SODECOTON.

La Banque mondiale et la coopération allemande au Cameroun viennent de rendre publics les résultats d’une étude intitulée «analyse de la filière textile habillement au Cameroun», qui révèle une panne de la transformation cotonnière localeEn effet, selon cette étude, «seulement 2% du coton produit au Cameroun (la Sodecoton a produit 249.300 tonnes sur la campagne 2013-2014 et devrait atteindre 265.000 tonnes au terme de la campagne en cours) est transformé localement».

L’unique entreprise de filature de coton du pays et seul fournisseur local des entreprises aval de la filière coton-textile, n’est autre que la Cotonnière industrielle du Cameroun (CICAM). Cette entreprise du portefeuille de l’Etat, qui conduit actuellement un programme d’investissement de 5,5 milliards de francs Cfa pour doper ses activités, n’utilise chaque année que «1.600 tonnes de fibres pour produire 1.500 tonnes de fils, 8.000 km de tissus écrus et 300 tonnes d’éponge».

A l’origine de cette activité marginale de transformation du coton au Cameroun, souligne l’étude, «l’absence d’une filière intégrée coton-textile-habillement», qui est «extrêmement préjudiciable à l’économie du pays». En conséquence, apprend-on, le pays ne parvient pas capter les retombées de «la valeur ajoutée, qui est multipliée par 12 entre le coton brut et un vêtement confectionné».

 

Source : © Investir Au Cameroun

Égypte : Dégel de la livraison d’avions F-16 américains – 01/04/2015

Abdel Fatah al-Sissi, le président égyptien.

Abdel Fatah al-Sissi, le président égyptien.

Le gel de la livraison d’ avions F–16 américains à l’Egypte a été annulé, a annoncé le président américain Barak Oboma lors d’une conversation avec son homologue égyptien Abdel Fattah Al-Sissi.

‘’J’ai décidé de livrer 12 chasseurs F-16 » dont Washington avait gelé la livraison en octobre 2013, a indiqué M. Oboma pendant un appel téléphonique à Al-Sissi, relayé par la Maison blanche.

La mesure avait été motivée par des craintes de violations de droits de l’homme en Egypte.

Nombre d’organisations de droits de l’homme accusent le régime d’Al-Sissi de mener une intense répression à l’endroit de ses opposants, notamment les membres de la confrérie des Frères musulmans.

Al-Sissi a pris le pouvoir en Egypte après avoir renversé Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans, en juillet 2013.

© CamerPost avec © APA

Politique

RD Congo: Obama exhorte Joseph Kabila à renoncer à un troisième mandat – 01/04/2015

Joseph Kabila Kabange, président de la République Démocratique du Congo.

Joseph Kabila Kabange, président de la République Démocratique du Congo.

Le président américain Barack Obama a exhorté, le 31 mars, son homologue congolais Joseph Kabila à respecter la Constitution de son pays alors que des rumeurs persistantes lui prêtent encore l’intention de briguer un troisième mandat en 2016. «Le président a souligné l’importance de la tenue dans les délais d’élections crédibles et pacifiques qui respectent la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC)», a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué après une conversation téléphonique entre les deux hommes.

«Obama a aussi salué le bilan du président Kabila qui est parvenu à sortir la RDC de la guerre et a placé le pays sur la route d’un progrès démocratique continu que des élections justes et libres de 2016 devraient consolider», a ajouté le Maison Blanche.

Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, avait annoncé le 5 février que le président Kabila comptait quitter le pouvoir au terme de son deuxième mandat.

Cette annonce intervenue environ deux semaines après les émeutes meurtrières qu’a connues  Kinshasa suite à la tentative d’adoption d’une nouvelle loi électorale liant la tenue de la présidentielle à un recensement de la population.

Sous la pression de la rue, le Parlement avait fini par adopter, le 25 janvier, une nouvelle loi électorale sans la disposition litigieuse, qui avait été considérée par l’opposition comme une manœuvre visant permettre au président Joseph Kabila  de rester au pouvoir au-delà de 2016, alors que la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat l’an prochain.

Mais selon la presse congolaise, plusieurs partis de la majorité présidentielle auraient exprimé récemment leur souhait de réviser la Constitution pour permettre à l’actuel président de se représenter.

Joseph Kabila a accédé à la magistrature suprême en 2001 après l’assassinat de l’ancien président, son père Laurent-Désiré Kabila, au cours de la deuxième guerre du Congo, avant d’être élu en 2006. En 2011, il a, à nouveau, remporté la présidentielle dont les résultats ont été fortement contestés par l’opposition.

Source : © Agence Ecofin